
Un mois après – qu’en est-il des chiffres (source : socialbaker.com)?
Si la tendance s’inverse légèrement aux USA, il n’en est pas de même au Canada dont 4.6% de la population du pays a déserté Facebook depuis le début mai.
Les chiffres américains semblent pouvoir justifier l’argument utilisé par Facebook de la saisonnalité puisque juin a vu une augmentation de 2 millions d’utilisateurs actifs dans ce pays.
L’autre explication que l’on a pu lire est celle de la saturation du marché quand Facebook atteint environs 50% de pénétration (USA : 48.8%, Canada 49.2%). Cette stagnation s’est vue sur les derniers 6 mois dans tous les grands pays ayant atteint une pénétration de 49% ou plus (Singapour, Hong Kong, Norvège, Danemark, Canada) à l’exception du Chili qui croit encore à plus de 10% en Juin. Nous ne serions donc pas tous appelés à devenir « FAN » ce qui semble relever du bon sens même si les taux de croissance vertigineux de ce réseau social ont pu nous faire croire le contraire.
Est-ce pour autant la fin du réseau social ?
Un certain nombre d’entre nous « en reviennent » et prennent de la distance avec Facebook. L’effet nouveauté, l’effet « je n’ai plus de vie privée » et l’effet « je veux recommencer à vivre ma vie et non celle de mes amis » que l’on a retrouvé mentionnés sur nombre de blogs aux Etats Unis ont certainement eu joué un rôle sur les statistiques des deux derniers mois.
Si les questions de protections des données ont-elles aussi été mentionnées, il semble qu’elles soient plus de nature à stopper l’arrivée de nouveaux fans que de pousser les fans existants à quitter le réseau.
D’autant plus que d’après Peter Pachal de PCMag qui cite les données d’Alexa le nombre de pages vues par visiteurs sur Facebook est en croissance sur les 3 derniers mois de 40%. Si l’explication de cette baisse relevait de l’ordre du « début de la fin » ou de problèmes de protection des données, on verrait le taux d’engagement se réduire avant de voir le nombre d’utilisateurs actifs baisser.
Il semble donc que Facebook atteigne une phase de maturité sur les marchés américain et canadien qui voit environ la moitié d’une population embrasser Facebook et l’utiliser de plus en plus alors que l’autre continue sa vie loin du réseau social créé par Mark Zuckerberg.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire