Dans sa dernière publication de l'étude
Statusphere, le cabinet de tendances
Trendwatching nous livre les clefs de compréhension des nouvelles voies suivies par les consommateurs dans leur recherche de statut.
Des voies qui transcendent de plus en plus les simples réflexes de possession d'objet de reconnaissance...
Non, le luxe n'est pas mort : il continue de se développer avec l'enrichissement des classes moyennes des pays émergents. Mais dans les sociétés consuméristes plus matures, il ne repose plus seulement sur l'objet, mais aussi et surtout sur l'histoire, les valeurs, les symboles véhiculés par la marque. Quête de sens ? Oui, dans une logique de retour des traditions.
A l'opposé de la tendance précédente, donner et non plus posséder est une nouvelle voie de reconnaissance sociale. Ces nouvelles formes de générosité sont majoritairement collaboratives : elles nourrissent des modèles de gratuité, de don indirect et de crowdsourcing.
Si elles bénéficient d'abord aux organisations caritatives, elles représentent pour les marques des opportunités d'engager leurs clients dans le cadre d'initiatives sociétales.
La crise environnementale est bien ancrée dans l'esprit des consommateurs et génère la 3ème voie de recherche de statut : celle de la consommation verte, non polluante et respectueuse de la planète.
Cette tendance appelle une forte amélioration de l'offre en termes d'eco-innovations et une meilleure information des consommateurs.
A défaut, le meilleur moyen de consommer responsable pourrait pour une part importante de la population de moins consommer, tout simplement, en accordant une place accrue ou Do It Yourself et au troc...

La 4ème voie repose sur l'acquisition de connaissance, d'expertises et de talents : elle peut être entretenue par des contenus informatifs offerts par les marques à leurs clients, en cohérence avec l'univers global de la marque plus qu'avec ses produits.
C'est le cas par exemple pour Nike qui délivre avec l'application
True City des plans urbains pour initiés.
La 5ème tendance n'est pas une surprise : directement issue de l'explosion des medias sociaux, elle repose sur la puissance de la présence en ligne : étendue du réseau de relations, e-reputation personnelle, influence.... qui contribue de plus en plus à la reconnaissance du statut social,
pour le meilleur comme
pour le pire.
La synthèse complète, en anglais, de l'étude est
ici